BALLADE DE LA JOYEUSE CHANSON DU COR
Ainsi qu'un orage tonnant A là voix des magiciens.
Le cor éveille, en résonnant Sur les coteaux aériens,
Le chœur des vents musiciens.
Sonnez, piqueurs galonnés d'ori Parmi les aboiements des chiens Qu'il est joyeux le chant du cori
Dans le clair matin rayonnant, Plus d'ennuis et plus de liens Au bois sauvage et frissonnant Qui n'a que des loups pour gardiens t Éclatez, cris olympiens, Encorl encor! encor! encor!
chasseurs, francs bohémiens, Qu'il est joyeux le chant du corl
Le soleil embrase, en tournant.
Les gorges de ces monts ancient| Et Ton croit y voir maintenant Briller cent rubis indiens.
sanglier géant, tu viens Tomber dans ce riche décor :
Hurrah! bons chiens patriciens l Qu'il est joyeux le chant du corl
ENVOI
Pbince, les beaux tragédiens Que ces chiens au rapide essor, Et dans les vents éoliens Qu'il est joyeux le chant du corl
Octobre 1869.