‹ Poésies complètesChapitre 141 sur 151 · BALLADE POUR LES CHANTEURS · texte numérisé non relu

BALLADE POUR LES CHANTEURS

Soyons sérieux ou bouffons.

Mais chantons ! Luth ou flageolet, C'est par là que nous triomphons.

Prenant les âmes au filet.

Lion fauve, doux agnelet Et rochers à qui maintes fois Orphée en leur langue parlait.

Tout cède au charme de la voix.

Jeannettes que nous attifons, ^Lindors triés sur lo volet, Banquier maniant ses chiffon.-^, Soudard louant son pistolet.

Moine disant son chapelet.

Amour qui de ses petits doigts Sans façon nous prend au collet^ Tout cède au charme de la voix.

Chantons sous les ardents plafonds Où l'or pompeux met son reflet, Ou dans les bocages profonds Comme fait le rossignolet, Mais chantons ! Duc ou Jodelet, Orgueil indomptable des rois Et fîUette à l'esprit follet, Tout cède au charme de la voix*

ENVOI

Prince, je suis votre valet I

Vous aimez Lyse, je le vois;

£h bien, chantez ! car, s'il vous plaît,

Tout cède au charme de la voix.

Juillet 1869.

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