‹ Poésies complètesChapitre 54 sur 151 · LE ROSSIGNOL · texte numérisé non relu

LE ROSSIGNOL

Vois, sur Jes violettes Brillent, perles des soirs, De fraîches gouttelettes I Entends dans les bois noirs.

Frémissants de son vol.

Chanter le rossignol.

Reste ainsi, demi-nue, A la fenêtre ; viens, Mon amante ingénue ; Dis si tu te souviens Des mots que tu m'ae dits, Naguère, au paradis!

Lsl lune est radieuse ; La mer aux vastes tlots, La mer mélodieuse Pousse de longs sanglots De désir et d'effroi, Comme moi ! comme moi !

Mais non, tais-toi,j'admire9 A tes genoux assis, Ta lèvre qui soupire.

Tes yeux aux noirs sourcils I C'était hier ! je veux Dénouer tes cheveux.

toison ! 6 parure Que je caresse encor 1 Non, tu n'es pas parjure, Ma belle aux cheveux d*or, Mon ange retrouvé !

J'étais fou. J'ai rêvé.

Juin 1860.

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