‹ Poésies complètes. Traduites de l'écossaisChapitre 134 sur 267 · JE CONFESSE QUE TU ES SI BELLE · texte numérisé non relu

JE CONFESSE QUE TU ES SI BELLE

Je confesse que tu es si belle

Que j'aurais été dans l'amour jusqu'au cou , Si je n'avais pas vu que la plus légère prière

Que puissent faire les lèvres savait émouvoir ton cœur.

Je te confesse charmante, mais je vois

Que tu es si prodigue de tes charmes Que tes faveurs sont le vent stupide

Qui baise chaque chose quil rencontre.

Vois ce jeune bouton de rose riche de rosée , Si pudique au milieu de ses épines natales ;

Comme il perd vite son parfum et sa couleur,

Une fois cueilli et porté com.me un hochet commun.

Un pareil sort t'attend avant peu.

Quoique tu puisses gaiement fleurir quelque temps:- Mais bientôt tu seras jetée de coté

Comme une herbe commune et vile.

Je révais que j'étais couché dans un lieu où des fleiu's poussaient

Gaiement dans un rayon de soleil , Ecoutant chanter les oiseaux en liberté.

Près d'une chute d'eau limpide.

Tout a coup le soleil devint sombre et menaçant ,

Des tourbillons de vent ébranlèrent les bois ; Les arbres se battaient avec leurs vieux bras

Au-dessus de la vague enflée et trouble.

Tel fut le matin trompeur de ma vie ,

Tels les plaisirs que je goûtai ; Mais, long-tomps avant midi . do bruyantes tempêtes déchaînées

Détniisiront tout mon bonhonr dans sa fleur. Quoifiuo la fortune volage m'ait trompé.

Qu'elle m'ait promis le bien et n'ait tenu que le mal, Qu'elle m'ait enlevé mainte joie et mainte espérance.

Je porte un cœur qui me soutiendra.

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