‹ Poésies complètes. Traduites de l'écossaisChapitre 160 sur 267 · MARY MORISON · texte numérisé non relu

MARY MORISON

0 Mary, sois à ta fenêtre,

C'est Iheure souhaitée, l'heure convenue! Laisse-moi voir ces sourires et ces regards

Qui rendent pauvre le trésor de l'avare : Avec quelle joie j'endurerais la poussière ,

Esclave fatigué, de soleil en soleil, Si je pouvais m'assurer cette riche recompense,

La charmante Mary Morison !

Hier, lorsqu'au son de la corde tremblante

La danse traversait la salle illuminée.

Ma pensée prit son vol vers toi.

J'étais assis mais je n'entendais ni ne voyais ; Quoique celle-ci fût jolie, et que celle-là fût belle.

Et celle là-bas la coqueluche de toute la ville. Je soupirai, et dis au milieu d'elles toutes :

« Tous n'êtes pas Mary Morison. »

0 Mary, pou\-tu détruire la paix de celui

Qui serait heureux de mourir pour toi ?. Ou peux-tu briser le cœur de celui

Dont la seule faute est de f aimer?

Si tu ne veux pas donner amour pour amoin-,

Au moins montre moi de la pitié 1 Une dure pensée ne peut être

La pensée de Mary Morison.

ne P0t^]Ë9, DE BURXS.

0 mai, ton matin ne fut jamais si doux

Que cette sombre nuit de décembre :

Car étincelant était le vin rosé,

Et retirée était la chambre ; Et chère était celle que je n'ose nommer,

Mais dont je me souviendrai toujours.

Et chère, etc.

Et à la santé de ceux qui , comme nous ,

Savent faire circuler la bouteille ; Et à la santé de ceux qui nous veulent du bien ,

Puisse tout ce qui est bon veiller sur eux 1 Et à la santé de ceux que nous n'osons pas nommer.

Les plus chers d'entre tous.

Et à la santé, etc.

XCYIII.

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