‹ Poésies complètes. Traduites de l'écossaisChapitre 28 sur 267 · Rue qui fait face à la chaire en plein vent de Maucliline · texte numérisé non relu

Rue qui fait face à la chaire en plein vent de Maucliline

.V. (/. trad.

•20 POÉSIES DE BURXS,

Garçons et filles , joyeusement occupés

A soigner leur âme et leur corps , Sont assis, bien contents, autour de la table,

Et font circuler le toddi.

Sur Thabit de celui-ci et sur la mine de celui-là

Ils font des observations ; Tandis que d'autres se tiennent serrés dans les coins,

Et conviennent d'une heure

Pour se rencontrer quelque] jur.

Mais voici la trompette même du Seigneur qui retentit

Jusqu'à ce que les montagnes en mugissent, Et les échos en renvoient les acclamations :

Le noir Russel n'épargne rien :

Ses mots , perçants comme des épées de montagnards ,

Traversant les os et la moelle ; Son récit de l'enfer, où les diables habitent .

Déchire nos âmes

De frayeur ce jour-là.

Un vaste abîme sans fond , sans limites ,

Tout plein de soufre ardent , Dont la flamme courroucée et la chaleur dévorante

Fondraient la plus dure pierre à aiguiser! Ceux qui sont à moitié endormis se lèvent avec effroi

Et croient l'entendre rugir, Quand bientôt ils s'aperçoivent

Que c'était un voisin qui ronflait , Endormi ce jour-là.

Il serait par trop long de raconter

Toutes les histoires qui circulaient.

Et comme ils s'attroupaient autour de l'aie

Quand on les renvoya tous ; Comment la boisson circulait en tasses et en pots

Parmi les formes et les bancs; Et comment le pain et le fromage s\ir les genoux des femmes

Etaient distribués par miches

Et gros morceaux ce jourrlà,

POESIES DE RURNS. 21

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