‹ Poésies de André ChénierChapitre 104 sur 418 · V. 13. Éd. 1826 et · texte numérisé non relu

V. 13. Éd. 1826 et

Plus limpide pour lui coule; un léger zéphire. V. 14. Ed. 1826 :

D'un murmure plus doux l'avertit et Tattira.

11 accourt. Devant lui Therbe jette des fleurs ; 15

Sa main errante suit Téclat de leurs couleurs ;

Elle oublie, à les voir, Temploi qui la demande,

Et s*égare' à «ueillir une belle guirlande.

Mais Tonde encor soupire et sait le rappeler.

Sur l'immobile arène il Tadmire couler, 90

Se courbe, et, s'appuyant à la rive penchante.

Dans le cristal sonnant plonge Turne pesante.

De leurs roseaux touffus les trois nymphes soudain

Volent, fendent leurs eaux, l'entraînent par la main

En un lit de joncs frais et de mousses nouvelles. 'i^

Sur leur sein, dans leurs bras, assis au milieu d'elles,

Leur bouche, en mots mielleux où l'amour est vantée

Le rassure, et le loue, et flatte sa beauté.

Leurs mains vont caressant sur sa joue enfantine

De la jeunesse en fleur la première étamine, su

Ou sèchent en riant quelques pleurs gracieux

Dont la frayeur subite avait rempli ses yeux.

« Quand ces trois corps d'albâtre atteignaient le rivage, D'abord j'ai cru, dit-il, que c'était mon image Qui, de cent flots brisés prompte à suivre la loi, 35

Ondoyante, volait et s'élançait vers moi. »

V. 15. « f*herbe jette des fleurs ; » voy. Invention, 224. — Le verbe jeter ^ employé ainsi, c'est le grec ^pittiv. Anacréon, Od. XXXYII :

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