V. 44. Éd. 1822 et
Court celte jeune ûUe au teint frais et vermeil.
V. 45. C'est une personnification poétique qui rappelle celle que fait Théocrite, Id., XVI, des Grâces, qu'il représente mal reçues dans leor requête et regagnant tristement leur demeure. Elle rappelle aussi, par les détails, le début du chant II de l'Art poétique de Boileau.
V. 52. Racan est antérieur à Segrais, mais avec raison André dit que les pipeaux de Segrais sont seuls connus aux nymphes des forêts. Segrais, bien qu'il soit resté au-dessous de ses uiodèles, a cependant suivi et respecté les traditions léguées par Théocrite et Virgile. Racan, en fait de poésie pastorale, a le goût italien ; l'idylle lui est inconnue ; il n'a composé que des drames champêtres, qui appartiennent au genre le plus faux et le plus éloigné de la vérité. Racan était essentiellement éiégiaque ; et quelques passages, où il s'est laissé aller à son instinct tendre et délicat, ont suffi pour assurer sa gloire. Il faut d'ailleurs ajouter que Boileau, dans son Art poétique, avait en quelque sorte consacré la répu> tation de Segrais dans l'églogue.
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