V. i. Voici une semblable forme de début dans Catulle, II
Pha«ellus ille, quem videlis, hospites.
« Étranger, » Çlv« en grec, kospes en latin, expression qu'on rencontre si fréquemment dans les inscriptions funéraires.
V. 5. Anacréon, XXXV, dans une ode qui est une véritable épigramme sur un groupe de Jupiter et d'Europe :
11 nage aux bopds crétois. Une jeune beauté
Dont le vent fait voler Técharpe obéissante s;
Sur ses flancs est assise, et d'une main tremblante
Tient sa corne d'ivoire, et, les pleurs dans les yeux,
Appelle ses parenls, ses compagnes, ses jeux ;
Et, redoutant la vague et ses assauts humides,
Retire et veut sous soi cacher ses pieds timides. lo
L'art a rendu l'airain fluide et frémissant.
On croit le voir flotter. Ce nageur mugissant.
Ce taureau, c'est un dieu, c'est Jupiter lui-même.
Dans ces traits déguisés, du monarque suprême
Tu reconnais encore et la foudre et les traits. 15
Sidon l'a vu descendre au bord de ses guérets,
Sous ce front emprunté couvrant ses artifices,
Brillant objet des vœu^ de toutes les génisses.
La vierge tyrienne, Europe, son amour,
Imprudente, le flatte : il la flatte à son tour; 20
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