‹ Poésies de André ChénierChapitre 118 sur 418 · V. 5-7. Ovide, Met., H · texte numérisé non relu

V. 5-7. Ovide, Met., H

Dextra cornum tenet, altéra dorso

Imposita est : tremulae sinuantur flamine vestes.

V. 9-10. Ce détail charmant et plein de grâce est imité d'Ovide, Fastest V, dll :

Sœpe puellares subduxit ab œquore plantas Et metuit tactu:? assilientis aquae.

V. il. Dans une description semblable, un poète de V Anthologie (1X| 709] a dit de même :

Voy. Ant (éd. Didot), XVI, 97, Annotationes. V. 16. Europe avait pour père Agénor de Sidon. V. 18. « Objets des vœux, » Les poètes emploient l'un pour la'itre, et

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Et, se fiant à lui, la belle désirée

Ose asseoir sur son flanc cette charge adorée.

Il s'élance dans Tonde ; et le divin nageur,

Le taureau, roi des dieux, Thumide ravisseur,

A. déjà passé Chypre et ses rives fertiles ; 95

Il approche de Crète, et va voir les cent villes.

MNAÏS

Bergers, vous dont ici la chèvre vagabonde, La brebis se traînant sous sa laine féconde,

sans distinction, les mot wjet et obj^^ parce que l'être aimé est réellement en même temps le sujet qui fait naître l'amour et Yobjet auquel se rapporte l'amour. Ainsi Racine, PhèfitrCf II, y, a dit :

Lorsque de notre Crète il traversa les flots» Digne sujet des vœux des filles de Minos.

Au contraire, Malherbe, p. 35, avait dit :

Que vous ont fait ces cheveux, Dignes objets de tant de vœux?...

La Fontaine, Ode pour Madame, a employé les deux mots en même temps :

Elle eut honte qu'un objet,

De tant de vœux le sujet... ^

Y. 22. Tout en imitant Moschus, André n'oublie pas Ovide, qui a dit, Met., II, 868 :

Ausa est quoque regia vii^o,

Nescia queni premeret, tergo considère tauri.

II. — Les éditions précédentes donnent, à la j.eune fille le nom d'/»naUt qui n'est ni grec ni latin, et qui ne se trouve dans aucun poëte. Mnaïs se lit dans un fragment de Sappho (éd. Volger, Lipsiae, p. 55). Cf. Bergk, Ijyrici grœci, 2« éd., p. 6S4. Cette pièce est une épitaphe traduite de Léonidas de Tarente, Anth., YII, 657 :

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m POÉSIES ANTIQUES.

Au iront de la colline accompagnent le; pas,

A la jeune Mnaïs rendez, rendez, hélas !

Par Cybèle et Gérés et sa fille adorée, s

Une grâce légère, une grâce sacrée.

Naguère auprès de vous elle avait son berceau,

Et sa vingtième année a trouvé le tombeau.

Que vos agneaux au moins viennent près de ma cendre

Me bêler les accents de leur voi^ douce et tendre, 10

Et pallre au pied d'un roc où, d'un son enchanteur,

La flûte parlera sous les doigts du pasteur.

Qu*au retour du printemps, dépouillant la prairie,

Des dons du Villageois ma tombe soit fleurie ;

Puis, d*une brebis mère et docile à sa main, 15

En un vase d*argile il pressera le sein ;

Et sera chaque jour d'un lait pur arrosée

La pierre en ce tombeau sur mes mânes posée.

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Mit «/ftotCcTxt xdh» fdi/Uy«c{ x*^<**>* V. 5. Tîrfnle, Enéide, Till, 463 :

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