EPILOGUE
Ma Muse pastorale aux regards des Français
Osait ne point rougir d'habiter les forêts.
Elle eût voulu montrer aux belles de nos villes
La champêtre innocence et les plaisirs tranquilles;
Et, ramenant Paies des climats étrangers, !
Faire entendre à la Seine enfin de vrais bergers.
Elle a vu, me suivant dans mes courses rustiques,
Tous les lieux illustrés par des chants bucoliques.
Ses pas de TArcadie ont visité les bois.
Et ceux du Mincius, que Virgile autrefois lo
Vit à ses doux accents incliner leur feuillage ;
Et d'Hermus aux flots d'or rharmonieux rivage,
Où Bion, de Vénus répétant les douleurs,
Du beau sang d'Adonis a fait naître des fleurs;
Vous, Aréthuse aussi, que de toute fontaine is
Théocrite et Moschus firent la souveraine ;
Kt les bords montueux de ce lac enchanté.
Des vallons de Zurich pure divinité.
Qui du sage Gessner à ses nymphes avides
Murmure les chansons sous leurs antres humides. se