IV. — V. 1 .-8. Imité d'Aristophane, Nttées
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[Cette manière d'invoquer les divinités, en les appelant des différents lieux qu'elles aiment à habiter, est imitée des poètes anciens. Dansl7/ia<2e, XVI, 514, Apollon est ainsi invoqué par Glaucus :
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Alcman avait fort employé cette forme d'invocation, comme le témoigne Ménandre le grammairien, au troisième chapitre de son traité de V Éloge, Il y en a un bel exemple dans Théocrite, Id., 1, 123 :
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Claudien, dans ses Invectives contre Rufin, l, 334, Temploie avec son faste ordinaire. Aristide, dans son Hymne à Jupiter, appelle en prose poétique les Muses à son aide, soit que dans l'Olympe elles forment avec
156 ELËGIES.
Soit qu'en ses beaux vallons Nîme égare vos pas ;
Soit que de doux pensers, en de riants climats,
Vous retiennent aux bords de Loire ou de Garonne ; 5
Soit que, parmi les chœurs de ces nymphes du Rhône,
La lune, sur les prés où son flambeau vous luit,
Dansantes, vous admire au retour de la nuit ;
Venez. J'ai fui la ville aux Muses si contraire.
Et l'écho fatigué des clameurs du vulgaire. 10
Sur les pavés poudreux d'un bruyant carrefour
Les poétiques fleurs n'ont jamais vu le jour.
Le tumulte et les cris font fuir avec la lyre
L'oisive rêverie au suave délire ;
Et les rapides chars et leurs cercles d'airain 15
Efiarouchent les vers, qui se taisent soudain.
Venez. Que vos bontés ne me soient point avares.
Mais, oh! faisant de vous mes pénates, mes lares.
Quand pourrai-je habiter un champ qui soit à moi !
Et, villageois tranquille, ayant pour tout emploi 20
Apollon un divin concert, soit qu'elles habitent les doctes retraites de Piérie, soit qu'elles aansent en chœur sur l'Hélicon de Béotie. Boissonade.] Cf. Stace, Théb., i, 696.
Y. 5. Au lieu du Nil, qui se trouve dans les vers d'Aristophane, André nomme des fleuves français.
y. 6. Dans les vers d'Aristophane, les nymphes forment leurs chœurs dans les jardins de l'Océan ; ici c'est sur les bords du Rhône.
y. 7. Ed. 1826 et 183» :
Phœbé dans la prairie, où son flambeau vous luit. André se souvient peut-être d'Horace, Od,, I, iv :
Jam Gytherea choros ducit Venus, imminente iuna.
et sans doute aussi d'un gracieux et mélancolique passage d'Aristophane, Gren.t 344 etsuiv.
^Xoy\ 9&yy<rac de Acc/mSv • x. r. A.