‹ Poésies de André ChénierChapitre 19 sur 418 · V. 150. c Demiet\ » C'est Vultimuê d^ UtÎAlt v«y. p · texte numérisé non relu

V. 150. c Demiet\ » C'est Vultimuê d^ UtÎAlt v«y. p

civ LE JEU DE PAUME.

Moins belle la comète aux longs crins radieux Enflamme les nuits les plus sombres.

Que faisaient cependant les sénats séparés?

Le front ceint d'un vaste plumage, Ou de mitres, de croix, d'hermines décorés, vù

Que tentaient-ils d'efforts pour demeurer sacrés ?

Pour arrêter le noble ouvrage ?

Pour n'être point Français ? pour commander aux lois ?

Pour ramener ces temps de leurs exploits. Où ces tyrans, valets sous le tyran suprême, 160

Aux cris du peuple indifférents, Partageaient le trésor, l'État, le diadème? Mais l'équité dans leurs sanhédrins même

Trouve des amis. Quelques grands.

Et des dignes pasteurs une troupe fidèle, iC5

Par ta céleste main poussés,

Conscience, chaste immort,elle, Viennent aux vrais Français, d'attendre enfin la-3sés. Se joindre, à leur orgueil abandonnant des prêtres D'Opulence perdus, des nobles insensés 470

Ensevelis dans leurs ancêtres.

V. 151. Le mot crins est très-poétique employé ainsi ; Malherbe, p. 168, dil , ce que remarque André :

La Discorde aux crins de couleuvre.

La Fontaine, Fab.y V, vi :

Dès que Téthys chassoit Phœbus aux crins dorés. V. 160. Ce vers est la traduction exacte d'un vers d'Eschyle, Pers., 24 :

y. 165. Ce ne sont pas les cinq prêtres désignés au vers 130, mais beaucoup d'autres, au nombre de cent quarante -neuf, qui se réunirent au tiers état le 22 juin dans l'église Saint-Louis.

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