‹ Poésies de André ChénierChapitre 220 sur 418 · V. 27. Trait emprunté a Horace, Orf., II, xix · texte numérisé non relu

V. 27. Trait emprunté a Horace, Orf., II, xix

Bacchum in remotis carminn rupibus Vidi docentem. crédite, posteri, ^ Nymphasque discentes et auras

Capripedum satyroriim acutas.

V. 35. Cette pensée, qu'il va suivre dans ses détails, n^a qu'une valeur toute poétique ; mais bien peu de pu."tes ont résisté au désir de retracer celle ingénieuse iiction. Ronsard s'y attache, y revient; ainsi, dit^l l'A m., I, xl), quand je vois le sein de ma maîtresse,

Jtt me transforme en cent métamorphosai

Ainsi, bruyau:e abeille, au retour du (natin, 35

Je vais changer en miel les délices du thym.

Rose, un sein palpitant est ma tombe divine.

Frêle atome d*oiseau, de leur molle étamine

Je vais sous d'autres cieux dépouiller d'autres fleurs.

Le papillon plus graiid offre moins de couleurs ; 40

Et rOrénoque impur, la Floride fertile

Admirent qu'un oiseau si tendre, si débile.

Mêle tant d or, de pourpre en ses riches habits,

Et pensent dans les airs voir nager des rubis.

Sur un fleuve souvent l'éclat de mon plumage 45

Fait à quelque Léda souhaiter mon hommage.

Souvent, fleuve moi-même, en mes humides bras

Je presse mollement des membres délicats,

Mille fraîches beautés que partout j'environne;

Je les tiens, les soulève, et murmure et bouillonne. 50

Mais surtout, Lycoris, Prêtée insidieux.

Partout autour de toi je veille, j'ai des yeux.

Partout, sylphe ou zéphyre, invisible et rapide,

Y. 35. Théocrite, /rf., III, 12 :

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