V. 76. Properce, II, viii
Eripitur nobis jam pridem cara puella,
Et tu me larrymas fundere, an ice, vetas? NuUœ sunt inimicitiuî, nisi amori:^, acerbae :
Ipsum me jugula, lenior hostis ero.
Possum ego in alterius poiitam spectare lacerto ?
Cr. Bertin, Am., II, ix; Le Brun, £/., III, vi; II, v.
\. 78. Que de vœux, de menaces, d'imprécations adressées à celte porte par les poètes ! Yoy. Catulle, LXYII, etc.
Elle entendra mes pleurs, elle verra mes larmes ;
Et dans ses yeux divins, pleins de grâces, de charmes, no
Le sourire ou la haine, arbitres de mon sort,
Vont ou me pardonner, ou prononcer ma mort.
Il n*est donc plus d'espoir, et ma plainte perdue
A son esprit distrait n*est pas même rendue!
Couchons-nous sur sa porte. Ici, jusques au jour
Elle entendra les pleurs d'un malheureux amour.
Mais, non... Fuyons... Une autre avec plaisir tentée n
Prendra soin d'accueillir ma flamme rebutée.
Et de mes longs tourments pour consoler mon cœur...
Mais plutôt renonçons à ce sexe trompeur.
Qui ? moi ? j'aurais voulu sur ce seuil inflexible
Tenter à mes douleurs un cœur inaccessible ; 10
J'aurais flatté, gémi, pleuré, prié, pressé !...
Que l'amour au plus sage inspire de folie !
Allons; me voilà libre, et pour toute ma vie.
Oui, j'y sui§ résolu; je n'aimerai jamais;
J'en jure... Ma perfide avec tous ses attraits 45
Ferait pour m'apaiser un effort inutile...
J'admire seulement qu'à ce sexe imbécile
Nous daignions sur nos vœux laisser aucun pouvoir ;
Pour repousser ses traits on n'a qu'à le vouloir.
Ingrate que j'aimais, je te hais, je t'abhonre... îo