‹ Poésies de André ChénierChapitre 253 sur 418 · LIVRE If. — CAMILLE · texte numérisé non relu

LIVRE If. — CAMILLE

Et pour la paix il faut que d'avoir eu raison, Confus et repentant, je demande pardon.

0 Camille ! Camille î

0 nuit, nuit douloureuse! ô toi, tardive aurore, Viens-tu ? vas-tu venir ? c3-tu bien loin encore ? Ah ! tantôt sur un flanc, puis sur l'autre, au hasard Je me tourna et m'agite, et ne peux nulle part Trouver que l'insomnie amère, impatiente, Qu'un malaise inquiet et qu'une fièvre ardente. Tu dors, belle Camille ; et c'est toi, mon amour. Qui retiens ma paupière ouverte jusqu'au jour! Si tu l'avais voulu, dieux ! cette nuit cruelle Aurait pu s'écouler plus rapide et plus belle. Mon âme comme un songe autour de ton sommeil Voltige. En me lisant, demain à ton réveil

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