‹ Poésies de André ChénierChapitre 27 sur 418 · TITUS · texte numérisé non relu

TITUS

Et je l'ai vue aussi, celte cour peu sincère, A ses maîtres toujours trop soigneuse de plaire, Des crimes de Néron approuver les horreurs ; Je l'ai vue à genoux consacrer ses fureurs.

Yoy. dans BrUannian^ lY, iv, un passage où la méirie pensée est énergiquemcnt exprimée.

V. 36'>. Allusion au « Non veni mittere pacem, sed gladium » des livres saints (saint Matthieu, x, 3l)»

cxvi LE JEU DE PAUME.

Ardents contre la terre à soulever les cieux,

Rivaux des lois, d'humbles séditieux, De trouble et d'anathème artisans implacables...

Mais où vais-je? L'œil tout-puissant 570

Pénètre seul les cœurs à l'homme impénétrables. Laissons cent fois échapper les coupables

Plutôt qu'outrager l'innocent.

Si plus d'un, pour tromper, étale un faux scrupule,

Plus d'un, par les méchants conduit, 575

N'est que vertueux et crédule.

De l'exemple éloquent laissons germer le fruit. La vertu vit encore. Il est, il est des âmes Oîi la patrie aimée et sans faste et sans bruit

Allume de constantes flammes. sso

Par ces sages esprits, forts contre les excès, |

Rocs affermis du sein de l'onde,

Y. 369. c Ariisan de trouble, p Belle expression ; c*est Vartifex des Latins. Sénèque le tragique l'aimait beaucoup. Yoy. Hipp., 559; Médée, 75i. Dans les Troyennes, 750, Andromaque appelle Ulysse :

0 macliinator fraudis, o scelcrum artifex.

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