LIVRE III. ^ FANNY
Il fuit ; et jusqu'au jour, de son trouble occupé, «o
Absente, il ose au moins lui dire :
Fanny, belle adorée aux yeux doux et sereins.
Heureux qui n'ayant d'autre envie Que de vous voir, vous plaire et vous donner sa vie.
Oublié de tous les humains, ^
Près d'aller rejoindre ses pères.
Vous dira, vous pressant de ses mourantes mains :
Crois-tu qu'il soit des cœurs sincères ?
A FANNY
Mai de moins de roses, l'automne
De moins de pampres se couronne,
Moins d'épis flottent en moissons.
Que sur mes lèvres, sur ma lyre,
Fanny, tes regards, ton sourire, 5
Ne font éclore de chansons.
Les secrets pensers de mon âme
Sortent en paroles de flamme,
A ton nom doucement émus :
Ainsi la nacre industrieuse iO
Jette sa perle précieuse.
Honneur des sultanes d'Ormuz.