V. 16. « Double vallon. » Boileau, 50^., I
Et, sans aller rêver dans le double vallon.
La Parnasse, on le sait, a deux sommets. Malherbe, p. 105, l'appelle « la montagne au double sommet, a Sur l'un se trouvaient les temples d'Ar-
Mais que tous deux alors ils donnent à ma bouche
Cette voix qui séduit, qui pénètre, qui touche ;
Cette voix qui dispose à ne refuser rien,
Cette voix, des amants le plus tendre lien l . so
Puisse un coup d'œil flatteur, provoquant mon hommage,
A ma langue incertaine inspirer du courage !
Sans dédain, sans courroux, puissé-je être écouté !
Puisse un vers caressant séduire la beauté !
Et si je puis encore, amoureux de sa chaîne, 25
Célébrer mon bonheur ou soupirer ma peine ;
Si je puis, par mes sons touchants et gracieux,
Aller grossir un jour ce peuple harmonieux
De cygnes dont Vénus embellit ses rivages
Et se plait d'égayer les eaux de ses bocages, 30
Sans regret, sans envie, aux vastes champs de Tair
Mes yeux verront planer l'oiseau de Jupiter.
Sans doute, heureux celui qu'une palme certaine
Attend victorieux dans l'une et l'autre arène ;
Qui, tour à tour convive et de Gnide et des cieux, 35
témise et d'Apollon, sur Tautre le temple de Bacchus [SchoL Eurip., Bacch., 307, Phœn,, 235).
V, 24. Properce, I, vu, 7 :
Nec tantum ingénie, quantum servire dolori
Cogor, et aetalis tempora dura queri* Hic mihi conteritur vitae modus ; hœc mea fama est ;
Hinc cupio nomen carminis ire mel.
Me laudent doctae solum placuisse puellœ,
Pontice, et injustas ssepe tulisse minas.