V. 20 et 30. Éd. 1826 et
De cygnes dont Vénus égayé ses rivages, Et se platt à parer les eaux de ses bocages.
Les cygnes dont parle André sont les poètes élégiaques.
V. 32. « L'oiseau de Jupiter. • Pindare, 01., II, 159, dpassim : « Atô$ 0/9VCJ BtUç. 9 Théocrite, IdyL, XVU, 72 : « Acà$ af^coç acrrô« opnç, » Virgile, Enéide, \ll, 247 : « Fulvus Jovis aies. » La Fontaine, Fab., II, VIII : « L'oiseau de Jupiter. » Milton, Par. perdu, XI : < The bird of Jove; > etc
Des bras d'une maîtresse enlevé chez les dieux,
ivre de volupté, s'enivre encor de gloire,
Et qui, cher à Vénus et cher à la victoire.
Ceint des lauriers du Pinde et des fleurs de Paphos,
Soupire Télégie et chante les héros. 40
Mais qui sut à ce point, sous un astre propice,
Vaincre du ciel jaloux l'inflexible avarice?
Qui put voir en naissant, par un accord nouveau,
Tous les dieux à la fois sourire à son berceau?
Un seul a pu franchir cette double carrière : 4?»
C'est lui qui va bientôt, loin des yeux du vulgaire,
Inscrire sa mémoire aux fastes d'Hélicon,
Digne de la nature et digne de Buffon.
Fortunée Agrigente, et toi, reine orgueilleuse,
Rome, à tous les combats toujours victorieuse, 50
Du poids de vos grands noms nous ne gémirons plus.
Par l'ombre d'Ëmpédocle étions-nous donc vaincus ?
Lucrèce aurait pu seul, aux flambeaux d'Épicure,
V. 45. Depuis 1760, Le Brun travaiUiiit i son poème de la Nature, resté inachevé.