‹ Poésies de André ChénierChapitre 307 sur 418 · I-t consoler tes pleurs, et pleurer avec toi · texte numérisé non relu

I-t consoler tes pleurs, et pleurer avec toi

Ce n'est pas nous, amis, qu'un tel foudre menace.

Que des dieux et des rois l'éclatante disgrâce

Nous frappe : leur tonnerre aura trompé leurs mains ; 75

Nous resterons unis en dépit des destins.

Qu'ils excitent sur nous la fortune cruelle ;

Qu'elle arme tous ses traits : nous sommes trois contre elle.

Nos cœurs peuvent l'attendre, et, dans tous ses combats,

L'un sur l'autre appuyés, ne chancelleront pas. se

Oui, mes amis, voilà le bonheur, la sagesse. Que nous importe alors si le dieu du Permesse

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