‹ Poésies de André ChénierChapitre 33 sur 418 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

Je yeux qu*oii imite les anciens;

Comme aux bords d'Ëurotas

Lorsqu'une épouse est près du terme de Lucine, On suspend devant elle, en un riche tableau, Ce que Tari de Zeuxis anima de plus beau.

Prol. — Ces quelques vers nous font pénétrer les secrets de l'art savant d'André : il veut que le poète se nourrisse de la lecture des anciens, afin que de son esprit, rempli de ces formes nouvelles, sorte un fruit noble et beau comme ces beaux modèles, de même que la La-

conienne nourrit ses yeux, etc., etc C'est, condensée en dix vers, la

belle pensée qui anime son poème de l'Invention. Le tableau qu'il transforme en comparaison est imité d'un passage d'Oppien (Chasse, I, 358], dans lequel ce poète compare l'usage qu'on a d'étendre des étoffes de pourpre devant les yeux des colombes, pour que leurs petits soient

Apollon et Bacchus, Hyacinthe, Nirée, 5

Avec leg deux Gémeaux leur sœur tant désirée.

L'épouse les contemple ; elle nourrit ses yeux

De ces objets, honneur de la terre et des cieux ;

Et de son flanc, rempli de ces formes nouvelles,

Sort un fruit noble et beau comme ces beaux modèles. 10

rovAtui do cotte brillante couleur, à la délicate attention des époux lnc.> démoniens :

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y, «^. « Hyacinthtt » aimé par Apollon, qui le tua par mégvde. Yoy. (tvîde. Nrt., X, 163. « Mrée, » &« xiXXtmç ày</» ûiro 'Uiey iiÀOe, dit Il4vn)^i>e> [lliaih. II, 675). Les édit. précéd. donnent Xérée, ce qui est une fiittte peu excusable. En grec on a pu quelquefois coofondre Ncpeû{ et Ni:^iC»>. à cause de la similitude de la prononciation.

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