VIII. — Virgile, Géorg,, II
Vere tument terriB et genitalia semina poscunt. Tum pater omnipotens fecundis imbribus œther Gonjugis in gremium laetaB descendit, et omue6 Magnus alit, magno commixtus corpore, fétus, etc.
Cf. Virgile, Géorg., Ilf, 242. Cette description des fureurs de l'amour a été tentée par bien des poètes. Euripide, dans un fragment dont la place est incertaine, que les uns rapportent à Œdipe, les autres à Hippolyte, et que nous a conservé Athénée, XIII, vui, p. 509, F, a exprimé la
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toutes les espèces animales et végétales se livrant aux feux de Taraoïir et transmettant à leur postérité les semences de vie confiées à leurs entrailles. ».
Ce magnifique et fécond printemps, abrs, dit^il,
Que la terre est nubile et brûle d'être mère,
devait être imité de celui de Virgile, au livre II des Géorgiques : Tum Pater omnipotenSy etc., etc , quand Jupiter
De sa puissante épouse emplit les vastes flancs.
IX. — C'est là sans doute qu'il se proposait de peindre c toutes les espèces à qui la nature ou, les plaisirs (per Veneris res) ont ouvert les portes de la vie. j»
X. — « Traduire quelque part, se dit-il, le magnum crescendi immusis certamen habents, »
même pensée que Virgile, dans deux vers qui se rapportent à ceux qu'a imités André *
*EjOâ S' b ffe/Avôç ohpavbç itXYjpoùfi.evoç OfjiBpoxj TttciXv sic yaXav *AfpoSirr}ç Otto.
Athénée, à la suite d'Euripide, cite les Danaïdes d'Eschyle. Voy. le magnifique début du poème de Lucrèce ; le Pervigilium Venerist 59; Stace, Silv.j I, II, 183; Manilius, III» 647. — Oppien a tracé deux fois le tableau de toutes les espèces se livrant au feu de l'amour : de Venat., 1, 383, et de Piscat., I, 473. Le Tasse, Aminte, I, i, semble l'avoir imité quand il peint la dolce primavera. Voy. encore Thomson et Saint- Lambert. Le Brun avait tenté ce tableau, dans un fragment de son poème de la Nature, au chant IV.