Épilogue. — V. i et suiv. Cf. Ronsard, Am., Il, Élég, à son livre
Sur tout ce qui finappait ton «liaDoe attentÎTe
Donner un libre essor à ta langue naÎYe.
Plus de père aujourd'hui ! le mensonge eât puissant,
11 règne : dans ses mains luit un fer menaçant. 90
De la Téritë sainte il déteste rapproche ;
Il craint que son regard ne lui fasse un reproche ;
Que ses traits, sa candeur, sa voix, son souvenir,
Tout mensonge qu'il est, ne le fasse pâlir.
Mais la vérité seule est une, est éternelle; 25
I^e mensonge varie, et l'homme trop fidèle
Change avec lui : pour lui les humains sont constants.
Et roulent de mensonge en mensonge flottants...
Bfais quand le temps aura précipité dans Tabîme ce qui est au> jourd*hui sur le faite, et que plusieurs siècles se seront écoulés Tun sur l'autre dans Toubli, avec tout l'attirail des préjugés qui appartiennent à chacun d'eux, pour (aire place à des siècles nouveaux et à des erreurs nouvelles...
Le français ne sera dans ce monde nouveau
Qu'une écriture antique et non plus un langage. so
Oh I si tu vis encore, alors peut-être un sage.
Près d'une lampe assis, dans Tétude plongé.
Te retrouvant poudreux, obscur, demi-rongé,
Voudra creuser le sens de tes lignes pensantes :
Il verra si du moins tes feuilles innocentes 35
Méritaient ces rumeurs, ces tempêtes, ces cris
Qui vont sur toi, sans doute, éclater dans Paris ;...
alors, peutrêtre... on verra si... et si, en écrivant, j'ai connu d'autre passion
Que Tamour des humains et de la vérité! '
V. 38. [Ce vers final, qui est toute la devise, un peu fastueuse, de la philosophie du dix-huitième siècle, exprime aussi l'entière inspiration do VHermès. Saikte-Bedve.]