‹ Poésies de André ChénierChapitre 371 sur 418 · V. 4. Yoy. Malherbe, p. 170, et la note d'André · texte numérisé non relu

V. 4. Yoy. Malherbe, p. 170, et la note d'André

Y. 14. « Vos charmes, v Le poète s'adresse aux Muses

Y. 19. Ce vœu tout fictif d'élever un temple se trouTe dans Virgile,

OÙ de tous les climats brillent toutes les belles :

Elles régnent sur tout, et vous régnez sur elles.

Là des filles d'Indus Tessaim noble et pompeux,

Les vierges de Tamise, au cœur tendre, aux yeux bleus,

De Tibre et d'Éridan les flatteuses sirènes, 25

Et du blond Eurotas les touchantes Hélèues,

Et celles de Colchos, jeune et riche trésor,

Plus beau que la toison étincelante d*or.

Et celles qui, du Rhin Tornement et la gloire,

Vont dans ses froids torrents baigner leurs pieds d'ivoire, so

Toutes enfin; ce bord sera tout l'univers.

XIY

L'amour croît par l'exemple, et vit d'illusions. Belles, étudiez ces tendres fictions Que les poètes saints, en leurs douces ivresses. Inventent dans la joie aux bras de leurs maîtresses : De tout aimable objet Jupiter enflammé ;

Géorg., III, 12 ; mais c'est aux Muses que le poète latin le consacre :

Primus Idumœas refera m tibi, Manlua, palinas, Et viridi in campo templum de marraore ponam Propter aquain

Cf. Stace, Théb., Il, 75^; Ronsard, Am , II, Élégie à Marie,

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