‹ Poésies de André ChénierChapitre 38 sur 418 · V. 42. Éd · texte numérisé non relu

V. 42. Éd

Sur moi-môme puni l'inceste parricide.

V. 48. Il faut prendre ici le mot verser dans le scns./-)>lus large du Xaixrï fwulere et du grec ;(tM.

Le pain de pur froment, les olives huileuses,

Le fromage et Tamande, et les figues mielleuses, so

Et du pain à son chien entre ses pieds gisant.

Tout hors d'haleine encore, humide et languissant,

Qui, malgré les rameurs, se lançant à la nage,

L*avait loin du vaisseau rejoint sur le rivage.

« Le sort, dit le vieillard, n*est pas toujours de fer. 55

Je vous salue, enfants venus de Jupiter;

Heureux sont les parents qui tels vous firent naître !

Mais venez, que mes mains cherchent à vous connaître ;

Je crois avoir des yeux. Vous êtes beaux tous trois. '

Vos visages sont doux, car douce est votre voix. eo

Qu*aimable est la vertu que la grâce environne l

Croissez, comme j*ai vu ce palmier de Latone,

Alors qu'ayant des yeux je traversai les flots ;

Car jadis, abordant à la sainte Délos,

Je vis près d'Apollon, à son autel de pierre, 65

V. 56. <r Venus de Jupiter ^ » issus de Jupiter; cette expression répond à réptthète homérique ^loy^ver^, digne lignée de Jupiter. « Je tous salue, nobles enfants, ]) dit l'aveugle.

Page 1