V. 27-28. Tel (Orfj^sséîe, Vm, 64), l'aède Démodocus
Tov Tzipi Moûff' ifih)7i, SiSox) 5' àyaôov re iiu^iO'J re* àfBaXii&v fikv âfi-epost SiSoxt S' Y)$e.Xav àoiS'^v.
« Versus suavissimi (dit Bothe), quos in Homerum ipsum detorserunt scriptori hymni Hom. in ÂpoH. 172, Pseudo-Herodotus, Vita poetœ, Màximius Tyrius, Dissert . 22, Proclus, Chrestomathise I, et Schohast». d V. 33-38. Ulysse à Alcinoûs (Odyss., VII, 208) :
'AAx^vo', AXXo ri rot /Ac^éru fpeaiv où yècp eycjye àdavdcTOcorcv locxa, rot oùpavôv eù^ùv e^ouffcv,
Ces rides, ces cheveux, cette nuit éternelle,
Voyez, est-ce le front d'un habitant des cieux? 55
Je ne suis qu'un mortel, un des plus malheureux !
Si vous en savez un pauvre, errant, misérable.
C'est à celui-l| seul que je suis comparable;
Et pourtant je n'ai point, comme fit Thamyris,
Des chansons à Phœbus voulu ravir le prix ; 40
Ni, livré comme Œdipe à la noire Euménide,
Je n'ai puni sur moi l'inceste parricide ;
Mais les dieux tout-puissants gardaient à mon déclin
Les ténèbres, l'exil, l'indigence et la faim.
— Prends, et puisse bientôt changer ta destinée ! » 4f»
Disent-ils. Et, tirant ce que, pour leur journée. Tient la peau d'une chèvre aux crins noirs et luisants. Ils versent à l'envi, sur ses genoux pesants,
où SiiÂUç, oliSk <p\)viv, èrXXà, Bv^roivi ^poroîviv ou^Tiva; OfAtU fore fiAXivr ox^ovrccç -oïÇùv àvBp'JiTtoiVf TOÏffi'v xiv Iv a/ysffiv tffOJvat/Atjv.
V. 39. Millevoye et toutes les édit. donnent Thomyris, faute qui provient d'une lecture inattenlive des manuscrits. L'histoire de ce Thamyris, qui avait prétendu vaincre les Muses [et non Phœbus), et qui pour sa jactance fut privé de la vue, est racontée dans 17/iarfe, H, 5^>4. Elle se trouvait dans un poëme cyclique de Prodicus, selon le témoignage de Pausanias, IV, xxxiii, et IX, v. Voy. Apollodore, I, n; Diod. M, lxvi; Conon, iVflrra^., VII; Properce, II, xxii, 19; Stace, TA^6.,IV, 182. Milton, cet autre aveugle divin, a fait aussi allusion à Thamyris dans le Paradis perdu, in, 33.
En Grèce, le culte du beau était poussé au plus haut degré ; aussi la privation de la vue des beautés extérieures était un effroyable châtiment, et Ton conçoit que les Grecs aient si souvent imaginé dans leurs légendes ces histoires de dieux punissant par la privation de la vue physique l'audace de la vue de l'esprit. Ces histoires sont nombreuses : Pliinée, Apollonius, Argon. ,U, 178; Tirésias, Callimaque, Hymn. sur tes bains de Pallas; Stésichore, Pausanias, III, xix; Lycurgue, fils de Dryas, Iliade, VI, 130; Daphnis (selon Timée), Parthénius, Érot., XXIX.