‹ Poésies de André ChénierChapitre 380 sur 418 · V. — Imité d'un sonnet de Zappi · texte numérisé non relu

V. — Imité d'un sonnet de Zappi

Il gondolier, sebben la nolle imbruna, ' Remo non posa, e fende il mar spumante, Lieto cantando a un bel raggio di luna, « Inlanto Erminia infra Tombrose pianle; » Ne perche roco ei siasi o dolce ei cante Biasmo n'acquista, o spera Iode alcuna; Ganta co^i, perche de' carmi e amante, Non perche il sordo mar cangi fortuna.

Tal mi son' io, che gia per lungo errore Soloo un vasto Oceano, e veggio o parmi Non lungo il porto, e canto inni d'amore. Non canto no per glorioso farmi, Ma vo passando il mar, passando Tore E in vece degli altrui canto i miei carmi.

Ces vers avaient été adressés par M. de Latouche à M. Robert au moment de l'impression de l'éd. 18%. Dans les éditions de 1835 et de 1839, ils ont çté omis ; peut-èti*e a-t-on cru qu'ils n'étaient pas d'André. Sans pouvoir

Il cliante et, plein du dieu qui doucement Tanime,

Sait égayer du moins sa route sur Tabîme.

Gomme lui, sans éclios je me plais à chanter ;

Et les vers inconnus que j'aime à méditer d

Adoucissent pour moi la route de la vie.

Où de tant d'aquilons ma voile est poursuivie.

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