‹ Poésies de André ChénierChapitre 391 sur 418 · STROPHE I · texte numérisé non relu

STROPHE I

0 mon esprit ! au sein des cieux, Loin de tes noirs chagrins, une ardente allégresse

Te transporte au banquet des dieux,

Lorsque ta haine vengeresse, Rallumée à l'aspect et du meurtre et du sang, 5

Ouvre de ton carquois l'inépuisable flanc. De là vole aux méchants ta flèche redoutée,

D*un fiel vertueux humectée.

Qu'au défaut de la foudre, esclave du plus fort,

Sur tous ces pontifes du crime, lO

Par qui la France, aveugle et stupide victime. Palpite et se débat contre une longue mort.

Lance ta fureur magnanime.

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