‹ Poésies de André ChénierChapitre 394 sur 418 · STROPHE II · texte numérisé non relu

STROPHE II

Que tant d'oppriméb expirants Aillent aux cieux révoilier le supplice ;

V. 23. L'Alphée, fleuve d'Élide, après s'être jeté dans la mer, continuait, disait-on, son cours sans mêler ses ondes à celles de la mer, et reparaissait dans le lit de l'Aréthuse, en Sicile. Voy. Strabon, Yï, 11, ou il discute longuement la question. Cf. Stace, Silv., I, ir, 203, et m, 68 ; Ovide. Am., III, vi ; Claudien, Élog. de Stil., 1, 486. C'éUient lesOlympiques qu'on célébrait sur les bords de TAlphée.

V. 25. Les Pythiques furent instituées, dit-on, en mémoire de la victoire que remporta Apollon sur le serpent Python; voy. Homère, Hymne à Apollon ; Sc/iol. Pind., Pyth,

Que sur ces monstres dévorants

Son bras d'airain s'appesantisse ; Qu'ils tombent ; à l'instant vois-tu leurs noms flétris, 40

Par le peuple vénal leurs cadavres meurtris, Et pour jamais transmise à la publique ivresse

Ta louange avec leur bassesse ?

Mais si Mars est pour eux, leurs vertus, leurs bienfaits

Sont bénis de la terre entière. 45

Tout s'obscurcit auprès de la splendeur guerrière ; Elle éblouit les yeux, et sur les noirs forfaits

Étend un voile de lumière.

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