V. 184. Éd. 1826 et
Il perdait les nochers dans les gouffres amers.
Y. 185-188. Iliade, WIU, 35 et 65, lorsque Thétis et les Néréides s'élèvent aux rivages troyens, attirées par les gémissements d'Achille. V. 189. Descente d'Ulysse aux enfers, Odyssée, XI. Y. 190. Toutes les éditions :
Et puis les demi-dieux et les champs d'asphodèle,
Ce qui est une mauvaise lecture ou une correction irréfléchie des premiers éditeurs. Nulle part dans les auteurs grecs on ne trouve le pluriel. La prairie asphodèle, ou, comme André l'appelle, e le champ d'asphodèle,» ViafoSsÀOç Àee/Aojy, était célèbre. C'est elle sans doute que désigne l'homérique Platon, dans le Gorgias, c. 79, et dans la République, X, p. 614 et 616, quand il parle de la prairie, b Xn/x^iv, où siègent Eaque, Minos et Rhadamanthe. C'était, dans les enfers, celle où erraient les âmes et les ombres. Uomère, Odyssée, XXIV, 13 :
. . .Aeij'a d' (xovro xar' àv^oSeXbv Àet/Aûva evdare vsclo\)(Tt (|'V;^ac, eiSuXoL xajuidvrfii>v.
Déjà, dans un mélancolique passage remarqué de toute l'antiquité, Odyssée, XI, 589, Homère avait représenté l'ombre d'Éacide : c Maxpà ^t^&aoL xar' àvfoStXàv XeifjL&»x, )> On l'appelait ainsi parce que là, supposait-on, croissait l'asphodèle, à^fôSeXoç, plante consacrée à Proserpine et aux Mùnes, et qui vient en abondance sur les sépultures. Y. 191-194. Odyssée, XI, 36 :
A{ S* àyipov
<|/ux0el vTcèÇ 'Eptëtxjç vcxOuv xarareOm^ûruv vûfifai t' vjtBioi re TzoXûrXYiToi re yipointi, TcapQivtxai r' àraXui, veonevdioL Oufiov éprouvai.
Mais, ô bois, ô ruisseaux, ô monts, ô durs cailloux, 195
Quels doux frémissements vous agitèrent tous,
Quand bientôt à Lemnos, sur Tenclume divine,
D forgeait cette trame irrésistible et fine
Autant que d'Arachné les pièges inconnus,
Et dans ce fer mobile emprisonnait Vénus ! 200
E^ quand il revêtait d'une pierre soudaine
La fière Niobé, cette mère thébaine ;
Et quand il répétait en accents de douleurs
De la triste Aédon Timprudence et les pleurs,
Qui, d*uu fils méconnu marâtre involontaire, 205
Mais André se rapproche davantage de Virgile, qui lui-même, imitant Homère, a dit, Enéide, VI, 305 .
Hune omuis turba ad ripas effusa ruebat, Matres atque viri, defunctaque corpora vita Magnanimum heroum, pueri innuptaeque puellae, Impositique rogis juvenes ante ora parentum.
Voy. ce même passage, Virgile, Géorg., IV, 475. Il est à remai'quer que Virgile et Chénier n'ont pas rendu la triste et délicieuse expression d'Homère : a NsoTcevdéa Bxtfxbv e^ouvat. 0 Mais, dans Virgile, le quatrième vers contient un tableau bien touchant, qui n'est pas dans Homère, et que Chénier n'a pas tout à fait rendu. V. 197-200. Odyssée, VIII, 274 :
'£v S* lôer àxfioBirùi /Aéyav xxfiovaf xÔTcre Se Siafiobi àppT^xrorjç, àX\no\jç, 6fp s/ATcef ov au6t ^ivoiev, .... Tto^Xèr (SévfAxroi.) Sk xocl xaBvizepQi /xe/ad/oô^cv eÇsxép^uvro, ^ut' à/5axvta ^«TTrà, rây* ou xc Tt$ ov5è iSoiro.