V. 199. « Inconnus, » invisibles, «SvjXa
y. 201. C'est par inadvertance que les premiers éditeurs avaient introduit un prétérit (il revêtit) au milieu de ces imparfaits.
V. 202. Voy. Iliade, XXIV, 602. — Niobé, orgueilleuse de sa fécondité, avait blessé Latone de ses dédains ; Apollon de ses flèches tua les enfants de Niobé, qui, changée en pierre, pleure éternellement sur le mont Sipyle, en Asie Mineure.
V. 20i. Aédon, fille de Pandarée, épouse de Zéthus, tua la nuit son fils Itylos, croyant frapper le fils de sa belle-sœur, dont elle jalousait la fécondité. Jupiter la changea en rossignol [oLViSûv) ; voy. Odyssée, XIX, 518, et Schol. Hom.; c'est la fable de Pbilomèle modifiée.
V. 205. Il arrive fréquemment à André, comme à tous les poètes, de séparer le pronom relatif du substantif auquel il se rapporte. C'est une
Vola, doux rossignol, sous le bois solitaire.
Ensuite, avec le vin, il versait aux héros
Le puissant népenthès, oubli de tous les maux ;
Il cueillait le moly, fleur qui rend l'homme sage;
Du paisible lotos il mêlait le breuvage : 210
Les mortels oubliaient, à ce philtre charmés.
Et la douce patrie et les parents aimés.
Enfin, rOssa, l'Olympe et les bois du Pénée
tournure qu'on rencontre très-souvent dans les écrivains du dix-septième siècle. Ainsi Molière, dans le Misanthrope, I, 1 :
Tandis que Gélimène en ses liens Tamusc,
De qui l'humeur coquette et l'esprit médisant...
V. 206. La forme de ce vers rappelle celui de Virgile, Égl., VI, 81 : Infelix sua tecta supervolitaverit alis.
Et la pensée se reporte involontairement sous le bois poétique de Colone (Sophocle, OEd. à Col, 670), où
a Uyetcc /xivûpsrxi
V. 208. Odyssée, IV, 220, lorsque Hélène verse le népenthès à ses hôtes :
AxnU* âfi tlç oTvov ^s^>e fApfioatov, ty0<v tTrtvov,
Sur le népenthès, voy. Pline, XXI, xxi.
V. 209. C'est la fleur que Mercure donna à Ulysse pour le préserver des enchantements de Circé. Voyez sa description dans VOdyssée, X, ^0^.