V. 174-179. Odyssée, XIV
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Cf. Horace, Orf., III, XXI ; Epit., I, v; Athénée, X, xi, xii; Poet. comte, qrcBC. fragm., Eriphus, p. 598 (édit. Didot). Voy. Montaigne, II, ii.
Déchiré de buissons ou d'insectes avides,
D*un long jeûne flétri, d'un long chemin lassé
Et de plus d'un grand fleuve en nageant traversé.
Je parais énervé, sans vigueur, sans courage ;
Mais je suis né robuste et n'ai point passé Fâge. 483
La force et le travail, que je n'ai point perdus,
Par un peu de repos me vont être rendus.
Emploie alors mes bras à quelques soins rustiques :
Je puis dresser au char tes coursiers olympiques,
Ou, sous les feux du jour, courbé vers le sillon, m
Presser deux forts taureaux du piquant aiguillon ;
Je puis même, tournant la meule nourricière,
Broyer le pur froment en farine légère ;
Je puis, la serpe en main, planter et diriger
Et le C3p et la treille, espoir de ton verger. 195
Je tiendrai la faucille ou la faux recourbée.
Et devant mes pas l'herbe ou la moisson tombée
Viendra remplir ta grange en la belle saison ;
Afin que nul mortel ne dise en ta maison.
Me regardant d'un œil insultant et colère : soc
0 vorace étranger, qu'on nourrit à rien faire !
— Vénérable indigent, va, nul mortel chez moi