V. 84. Racine, Phèdre, I, m
Ariane, ma sœur, de quel amour bUssie... Y. 86. YirgUe, Étiéide, lY, 412 :
Improbe amor, quid non mortalia peetora cogis?
Cf. AiMllonius, Arg,, lY, 445.
Quelle vierge as-tu vue au bord de l'Éiymanthe ? 90
N'es-tu pas riche et beau ? du moins quand la douleur
N'avait point de ta joue éteint la jeune fleur?
Parle. Est-ce cette Mg\é, fille du roi des ondes,
Ou cette jeune Irène aux longues tresses blondes ?
Ou ne sera-ce point cette fière beauté 95
Dont j*entends le beau nom chaque jour répété.
Dont j'apprends que partout les belles sont jalouses?
Qu'aux temples, aux festins, les mères, les épouses,
Ne sauraient voir, dit-on, sans peine et sans effroi ?
Cette belle Daphné ?. . . — Dieux ! ma mère, tais-toi, lofi
Tais-toi. Dieux! qu'as-tu dit? elle est fière, inflexible;
Gomme les immortels, elle est belle et terrible !
Mille amants l'ont aimée ; ils l'ont aimée en vain.
Comme eux j'aurais trouvé quelque refus hautain.
Non, garde que jamais elle soit informée. . . los
Mais, ô mort ! ô tourment ! ô mère bien-aimée!
Tu vois dans quels ennuis dépérissent mes jours.
Écoute ma prière et viens à mon secours :
Je meurs ; va la trouver : que tes traits, que ton âge,