V. 85 et 88. Lucrèce, II
Invitant herbx gemmantes rore recenti :
Et satiati agni luduut, blandeque coniscant.
V. 91 . c( Fortune, » pour sort, comme chez les poètes. La Foataine, Fab., VI, XI ;
« Il obtint cliangement de fortune.
Racine, Androm., l, i :
Ma fortune va prendre une face nouvelle. V. 94. Voy. plus loin, v. 124.
Pourquoi fuir leur présence, appui des misérables ?
Autour de leurs autels, parés de nos festons, ig.>
Que ne viens-tu danser, offrir de simples dons,
Du chaume, quelques fleurs, et, par ces sacrifices,
Te rendre Jupiter et les nymphes propices?
LE BERGBR.
Non : les danses, les jeux, les plaisirs des bergers.
Sont à mon triste cœur des plaisirs étrangers. 110
Que parles-tu de dieux, de nymphes et d'offrandes ?
Moi, je n*ai pour les dieux ni chaumes ni guirlandes :
Je les crains, car j'ai vu leur foudre et leurs éclairs ;
Je ne les aime pas, ils m'ont donné des fers.
LE GUBVRlEIt.
Eh bien! que n'aimes-tu ? Quelle amertume extrême 115
Résiste aux doux souris d'une vierge qu'on aime ?
L'autre jour, à la mienne, en ce bois fortuné.
Je vins offrir le don d'un chevreau nouveau-né.
Son œil tomba sur moi, si doux, si beau, si tendre !...
Sa voix prit un accent!... Je crois toujours l'entendre, iso
LE BERGER
Eh ! quel œil virginal voudrait tomber sur moi ?
Ai-je, moi, des chevreaux à donner comme toi ?
Chaque jour, par ce maître inflexible et barbare.
Mes agneaux sont comptés avec un soin avare.
Trop heureux quand il daigne à mes cris superflus ii:>
N'en pas redemander plus que je n'en reçus.
V. 107. « Du chaume, » précision. Galpurnius, Égl., YIII, 66 :
Dant Fauni, quod quisque valet, de vite racemos, De campo culmoit omnique ex arbore fruges.