‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 116 sur 496 · CHRYSÉ · texte numérisé non relu

CHRYSÉ

Pourquoi, belle Chrysé, t’abandonnant aux voiles,

T’éloigner de nos bords sur la loi des étoiles ?

Dieux! je t’ai vue en songe; et, de terreur glacé,

J’ai vu sur des écueils ton vaisseau fracassé,

Ton corps flottant sur l’onde, et tes bras avec peine s

V. 13. Antique et touchante coutume, sur laquelle ou peut consulter Euripide, Ilécube, 573 ; Virgile, Êgh, Y, 40 et Enéide, VI, 882.

V. 17. Il y a dans Saint-Lambert, Automne, un tableau semblable d’une délicate sensibilité : Deux amants rencontrent, au penchant d’une colline, le tombeau de Lycoris ; ce spectacle les émeut ; ils s'arrêtent :

Enfin, les yeux remplis des pleurs qu'ils vont répandre,

Et jetant l’un à l’autre un regard triste et tendre,

Pénétrés à la fois de douleur et d'amour,

Ils jurent de s’aimer jusqu'à leur dernier jour.

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