IV. — Voy. Sainte-Beuve, Portr. litt
V. 9. et suiv. Dans le Souhait de Gessner, la même pensée est poéti-
quement exprimée : « Ali ! souvent mon âme viendra planer autour de toi ; souvent, lorsque, rempli d'un sentiment noble et sublime, tu méditeras dans la solitude, un souffle léger effleurera tes joues : qu'un doux frémissement pénètre alors ton âme* 1 » i
1 André ne savait pas l'allemand ; c'est pourquoi nous donnons la traduction d'Huber parue en 1776, et dans laquelle il lisait Gessner.
ÉLÉGIES
Alors il prend des fleurs et de jeunes rameaux, 15
et les répand sur cette tombe en disant :
« 0 jeune infortunée, »
(quelque chose de tendre et d’antique) ; puis il remonte à cheval et s’en va la tète penchée et mélancoliquement ; il s’en va
Pensant à son épouse et craignant de mourir.
Ce pourrait être le voyageur qui conte lui-même à sa famille ce qu'il a vu le matin.