V. 7‘2. Sur l’abondance, Horace, Od., I, xvn
Hic tihi. copia
Hanahit ad plénum benigno Ruris hnnnruin opulenla cornu.
la corne d'abondance, c’est ce que les Grecs appellent rà rii( 'A/uaX6tlas Lucien, Uhet. prœcept., 6, la donne comme attribut à la Rhétorique. Les sculpteurs la mettaient souvent à la main de la Fortune. Voy. Pansanias. IV, xxx ; VI, xxv; VII, xxvr. — Comme le remarque judicieusement M. Brutus, ad floral., il faudrait un volume si l’on voulait rapporter tous les passages des auteurs an i ns qui ont trait à la corne d’abondance.
Que ce vallon de mort qui te fait tant d’horreur.
LE CHEVRIER
Le soin de tes brebis, leur voix douce et paisible.
N’ont-ils donc rien qui plaise à ton âme insensible?
N’aimes-tu point à voir les jeux de tes agneaux? 8
Moi, je me plais auprès de mes jeunes chevreaux ;
4e m’occupe à leurs jeux, j’aime leur voix bêlante ;
Et quand sur la rosée et sur l’herbe brillante Vers leur mère en criant je les vois accourir,
Je bondis avec eux de joie et de plaisir. 90
LE BERGER
Ils sont à toi : mais, moi, j’eus une autre fortune ;
Ceux-ci de mes tourments sont la cause importune.
Deux fois, avec ennui, promenés chaque jour.
Un maître soupçonneux nous attend au retour.
Rien ne le satisfait : ils ont trop peu de laine ; 95
Ou bien ils sont mourants, ils se traînent à peine ;
En un mot, tout est mal. Si le loup quelquefois En saisit un, l’emporte et s’enfuit dans les bois,
C’est ma faute ; il fallait braver ses dents avides.
Je dois rendre les loups innocents et timides. ioo
Et puis, menaces, cris, injure, emportements,
Et lâches cruautés qu’il nomme châtiments.
LE CHEVRIER
Toujours à l’innocent les dieux sont favorables :