‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 126 sur 496 · V. 68. « Agrestes déités. » Tibulle, II, i · texte numérisé non relu

V. 68. « Agrestes déités. » Tibulle, II, i

Rcilditur agricolis gratin Cælitibm.

V. 69 et suiv. La Récolte est couronnée d’épis connue Cérès, qy'llésiode et Homère appellent èoiTtyavo; ; et Orphée; de hipid., 240.

IDYLLES. 75

L<*s épis sur le front, les épis dans les mains, 70

Qui viennent, sur les pas de la belle Espérance,

Verspr la corne d’or où fleurit l’abondance !

LE BERGER

Sans doute qu’à tes yeux elles montrent leurs pas ;

Moi, j’ai des yeux d’esclave, et je ne les vois pas.

Je n’y vois qu'un sol dur, laborieux, servile, 75

Que j’ai, non pas pour moi, contraint d’étre fertile;

Où, sous un ciel brûlant, je moissonne le grain Qui va nourrir un autre et me laisse ma faim.

Voilà quelle est la terre. Elle n’est point ma mère.

Elle est pour moi marâtre ; et la nature entière an

Est plus nue à mes yeux, plus horrible à mon cœur,

ïvzyuoitiôxx fiai Anfujnçp. Cf. Callimaque, Hym. à Cérèx, 130; Théocrite, Idyl., VII, 155. — Bncchvlide, ce rival parfois heureux de l’indare, à qui nous devons une des plus belles odes d’Horace [Od., I, xvj.nous a laissé de beaux vers sur la Paix, qu’on peut rapprocher d’un magnifique fragment du Cresphonte d’Euripide. — Tibulle, I, x, 67, s’adressant à la Paix, comme Virgile à Vénus :

At nobis, Pax aima, veni, spieamque teneto;

Perfluat cl pomîs randidus ante sinus.

Ronsard, Od., I, i, appelle la Paix : « Douce nourricière des hommes. » — Cf. Malherbe, p. 169, et la note d’André ; Racine, Idylle.

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