V. 4. Ronsard, II, Amours, Voij. de Tours
Souvent un vain baiser quelque plaisir apporte.
Segrais, Égl., III :
Baiser frivole et vain et pourtant délectable.
Y. 5. André a heureusement modifié l'expression du poêle grec â-otitviw to pt/scua.
V. 9. Flatter, leurrer d'espérances, comme La Fontaine, Fab., XII, v . La jeunesse se flatte, et croit tout obtenir.
IDYLLES
DAPHNIS
F.li (|iioi ! seule à Vénus penses-tu résister.' s»
NAÏS
Je suis chère à Dian ; ; elle me favorise.
DAPHNIS
Yéiiiis a des liens qu’aucun pouvoir ne brise.
NAÏS
Diane saura bien me les faire éviter.
Berger, retiens ta main,... berger, crains ma colère.
DAI'HNIS.
Quoi! tu veux fuir l’amour! l’amour, à qui jamais 55
Le coeur d’une beauté ne pourra se soustraire ?
NAÏS
Oui, je veux le braver. Ab!... si je te suis chère...
Berger, retiens ta main,... laisse mon voile en paix.
DAPHNIS
Toi-mème, hélas ! bientôt livreras ces attraits A quelque autre berger bien moins digne de plaire. :>o
NAÏS
Beaucoup m’ont demandée, et leurs désirs confus N’obtinrent, avant toi, qu’un refus pour salaire.
Y. 21. Diane était la déesse protectrice de la virginité; elle avait obtenu de Jupiter la faveur de rester éternellement vierge. Vuy. Calliinaque, lltjm. à Diane ; Catulle, XXXIV, à Diane.
V. 24. Le Tasse, Aminle, III, i, a imité ce passage de Théocrite ;
l’aslor, non mi toccar : son di Diana :
Per me slessa saprô sciogliermi i piedi.
'miré suit ici exactement le texte de Brunck ; il est donc probable qu’il s est servi pour traduire cette idylle des Analecta, ce qui donne à cette composition une date qui n'est pas antérieure à 1782. Brunck, en effet, iliffèrc ici des éditeurs de Théocrite ou de Moschus, dont les uns intercalent entre les deux vers qu'il met dans la bouche de la jeune iille, celui-ci qu'ils attribuent à Daphnis :
A. — fj.ii npoèiiyi ràv /'Isa • xal clair i xstJos itpOXoi,
et dont les autres l’omettent ainsi que le suivant ; pi ’jugijtiç... Les ditcurs modernes les donnent ou les omettent tous deux ; voy. édit. IMnt, éd. Boissonade.
DAPHNIS
Et je np dois commp pnx attendre qu’un rpfus?
NAIS
Hélas ! l’hymen aussi n’est qu’une loi de peine ;
Il n’apporte, dit-on, qu’ennuis et que douleurs. 3S
DAPHNIS
On ne te l’a dépeint que de fausses couleurs :
Les danses et les jeux, voilà ce qu’il amène.
NAÏS
Une femme est esclave...
DArHNIS.
Ah ! plutôt elle est reine.
NAÏS
Tremble près d’un époux et n’ose lui parler.
DAPHNIS
Eh ! devant qui ton sexe est-il fait pour trembler ? 40
NAÏS
A des travaux affreux Lueine nous condamne.
DAPHNIS
11 est bien doux alors d’étve chère à Diane.
NAÏS
Quelle beauté sur\rit à ces rudes combats?
DAPHNIS
Une mère y recueille une beauté nouvelle :
Des enfants adorés feront tous tes appas ; .13
Tu brilleras en eux d’une splendeur plus belle.
V. 4t. Lueine est le nom latin de la déesse qui présidait aux accouchements, ltithyic, le nom prec. On se sert indilïércm ne t de l’un o l’autre. Horace, Carm. ftœcul., 14 :
Lenis llitliyia
Sive tu Lucxna prohas vocari,
Seu genitalis.
Catulle, XXXIV, à Diane, dit que Lueine n’est qu’un surnom que les femmes près d'accoucher donnaient à Diane. Au surplus, les poètes confondent souvent Diane avec Lueine.
IDYLLES
HAÏS
Mais, tes vœux écoutés, quel eu serait le prix ?