‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 152 sur 496 · DE JUPITER ET D’EUROPE · texte numérisé non relu

DE JUPITER ET D’EUROPE

Étranger, ce taureau qu’au sein des mers profondes D'un pied léger e£ sùr tu vois fendre les ondes,

Est le seul que jamais Amphitrite ait porté.

1. — Celte pièce et les suivantes sont du genre de celles que les Grecs appelaient intypi/ipara. On en trouve dans Y Anthologie un grand nombre sur des statues, des peintures, des médailles, mais il n’y en a aucune sur Jupiter et Europe. (Voyez ci-dessous, au v. 3.) André, toujours artiste, décrit le groupe avant l’enlèvement d’Europe. Cette pièce est imitée d’une idylle de Moscbus (II, 95 et sqq.), dont les différents traits sont répartis par André dans la description du groupe et dans le récit de l’enlèvement. — Les passages imités par André sont aux vers 95, 108 et 125 :

*H Si /uv à/tpayâaTXC xai èpt/xa jfstpsïiv àfpov, x. t. 1.

ça/i tém) xwTOiaiv èçttavi pitStouvct, x. r. i.

“H S' dp' içfïo/xév>î Z/jvdi {ioioti èîti vwroi;, x. r.

Cf. Lucien, Dial, mar., XV; Acbilles Tatius, Clit. et leur. , I, t; Sonnus, Dionys., I, 40; Ovide, MAI., II, 850, et Fastes, V, 605-018; Horace, 0d., III, 27 ; Le Brun, 0<l , I, Europe.

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