‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 184 sur 496 · XVI · texte numérisé non relu

XVI

Et le dormir suave au bord d’une fontaine...

Ceci n'est qu'une conjecture, niais que semble confirmer et justifier le canevas d’André, qui n'est autre que le sujet de Nina, transporté en Grè e, et où se retrouve jusqu'à l’écho des rimes de la romance. Sainte-Beuve.] Ce drame de Nina avait en effet beaucoup frappé les contemporains. RioutTe, qui publia ses Mémoires d’un détenu en l'an III, dit en parlant de l’arrivée de lu veuve de Camille Desmoulins à la Conciergerie : « Elle était encore dans le vertige de la douleur; elle mari hait et regardait comme Nina . » — André, voulant peindre la jeune fille courant sur les montagnes, se rappelait la Pasiphaé de Virgile, Égl., VI, 52 :

Ali! virgo infclii, tu nunc in montibus erras!

Il y a une petite chanson grecque intitulée la Belle de Scio M. de Mareellus, Chants du peuple en Grèce, II, 200) ; mais l’idée n'est pas la même ; la petite pièce d’André aurait plutôt quelques rapports avec une autre chanson, intitulée la Jeune Folle (id., II, 10).

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