V. 75. Ovide, Am., II, i
Atque aliquis juvenum, quo nunc ego, saucius areu Agnoscav flainmæ couseia signa suas, - •
Miratusque diu « quo > dicat « ab indice doctus Compasuit casus iste poeta meos!'
S’écrie aux doux tableaux de ma muse ingénue :
« Ce poète amoureux, qui me connaît si bien.
Quand il a peint son cœur, avait lu dans le mien. »
Les esclaves d’Amour ont tant versé de pleurs !
S’il a quelques plaisirs, il a tant de douleurs ! |
Qu’il garde ses plaisirs. Dans un vallon tranquille Les Muses contre lui nous offrent un asile;
Les Muses, seul objet de mes jeunes désirs, 5
Mes uniques amours, mes uniques plaisirs.
L’Amour n’ose troubler la paix de ce rivage.
Leurs modestes regards ont, loin de leur bocage,
Fait fuir ce dieu cruel, leur légitime effroi.
Chastes Muses, veillez, veillez toujours sur moi. 10
Mais, non, le dieu d’tynour n’est point l’effroi des Muses ; Elles cherchent ses pas, elles aiment ses ruses.
Le cœur qui n’aime rien a beau les implorer,
' VI. — V. ft. C'est aussi la pensée d’Ovide, s'adressant à l'Amour, Atn., I, i :
Quis til)i, sæve puer, dedil lioc in carmina juris?
Pieridum vates, non tua turba, suraus.