‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 245 sur 496 · V. 7. Galata est un faubourg de Constantinople · texte numérisé non relu

V. 7. Galata est un faubourg de Constantinople

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Car c’est là qu’une Grecque, en son jeune printemps.

Belle, au lit d’un époux nourrisson de la France,

Me fit naître Français dans les murs de Byzance. 10

Ainsi, vainqueur de Troie et des vents et des flots,

D’un navire emprunté pressant les matelots,

Le fils du vieux Laërte arrive en sa patrie,

Baise en pleurant le sol de son île chérie.

V. 8. Voy. la Biographie. André exprime ici avec quelque fierté un sentiment très-réel. M. Lacretellc (Charles), qui parait l'avoir connu lorsqu'ils collaboraient à la rédaction du Journal tic Paris, a dit dans son Histoire de ta Convention, t. III, p. 49 : <t II était né, à Constantinople, d’un père français et d’une mère grecque. Il s'enorgueillissait de tenir par son origine à deux belles patries. »

XVIII. — V. 4. Les détails de cette belle comparaison sont imités d'Homère, qui n'oublie pas, lui, l’aède toujours errant, la coutume touchante d’embrasser, comme une tendre mère, la terre de la patrie. I.orsqu'Ulvssc aborde à Ithaque, Odyssée, XIII, 352 :

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Cf. Odyss., IV, 522 ; V, 465, etc.

V. 5-11. Imité d'Homère, Odyss., XIII, 100, dans la description du port de Phorcys :

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Ce Phorcys, vieillard des mers, était, selon Hésiode, Théog., 237, le fils de Pont et de la Terre. Quant à l’antre des Nymphes dont parle Homère, et que rappelle Chénier, il a été le sujet de beaucoup de controverses. Strabon, Prol., I, ni, 18, ne le voit plus, mais veut croire Homère sur

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