‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 252 sur 496 · XX. — V. 4. L’édition de 1839 donne à tort · texte numérisé non relu

XX. — V. 4. L’édition de 1839 donne à tort

Si Fanny m’a fermé le seuil inexorable.

La femme dont il s’agit ici n’est qu'une courtisane, comme Glycère, Rose, Amélie, qu'il chante dans les élégies à Camille. Il ne faut pas que le lecteur confonde cette Fanni avec la chaste et poétique Fanny de Lucienne.

ÉLÉGIES

Je regagne mon toit. Là, lecteur studieux, 5

Content et sans désirs, je rends grâces aux dieux.

Je crie : « O soins de l’homme, inquiétudes vaines!

Oh ! que de vide, hélas ! dans les choses humaines !

Faut-il ainsi poursuivre, au hasard emportés,

Et l’argent et l’amour, aveugles déités ! » îc

Mais si Plutus revient de sa source dorée Conduire dans mes mains quelque veine égarée;

A mes signes, du fond de son appartement,

Si ma blanche voisine a souri mollement,

Adieu les grands discours, et le volume antique, 15

Et le sage Lycée, et l’auguste Portique*.

Et reviennent en foule et soupirs et billets,

Soins de plaire, parfums et fêtes, et banquets,

Et longs regards d’amour, et molles élégies,

Et jusques au matin amoureuses orgies. 20

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