II. — V'. 1-8 et 21-28. Imité dllorace, Oïl., III, tv
Auditis? an me ludit amabilis lusauia? audire et videor pios
0 mes Muses, c’est vous; vous mou premier amour,
Vous qui m’avez aimé dès que j’ai vu le jour.
Leurs bras, à mou berceau dérobant mon enfance, 5
Mc portaient sous la grotte où Virgile eut naissance,
Où j’entendais le bois murmurer et frémir,
Où leurs yeux dans les fleurs me regardaient dormir.
Ingrat ! ô de l’amour trop coupable folie !
Souvent je les outrage et fuis, et les oublie ; îo
Et sitôt que mon cœur est en proie au chagrin,
Je les vois revenir le front doux et serein.
J’étais seul, je mourais. Seul, Lycoris absente De soupçons inquiets m’agite et me tourmente.
Je vois tous ses appas, et je vois mes dangers ; 15
Errare per lucos, amocmc Quos et aquæ subeunl et aura.
Me fabulosæ, Vulture in Apulo,
Altricis extra liincii Apuliæ,
Ludo faligatuinque somno,
Fronde nova puerum palumbes
Texerej
lit tulo ab atris corpore viperis Dormirem et ursis, ut premerer sacra Lauroquc collataque invrto,
Non sine Dis animosus infans.
Vester, Camœnæ, vester in arduos Tollor Sabinos, seu inihi lïigidum Francs! e, seu Tibur supinum,
Seu liquida placuere liane, etc.
V. 6. « Avoir naissance, a pour naître, est assez rare ; cette expression équivaut â prendre naissance, qu’on rencontre plus souvent. Racine, Bér., I, iv :
Il vous souvient des lieux où vous prîtes naissance. J. -B. Rousseau, Cant., VI, T/iétis :
Près de l’humide empire où Vénus prit naissance.
V. 10-20. On peut rapprocher de ce passage quelques vers d’Hésiode, T héog., 90 :
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