‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 283 sur 496 · V. 35. Théocritc, Id., XII · texte numérisé non relu

V. 35. Théocritc, Id., XII

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ELEGIES

Ali! n’éprouvez jamais les douleurs de l’amour :

Elles hâtent encor nos fuseaux si rapides ;

Et, non moins que le temps, la tristesse a des rides.

Quoi, Gallus! quoi! le sort, si près de ton berceau,

Ouvre à tes jeunes pas ce rapide tombeau ? lu

Hélas! mais quand j’aurai subi ma destinée,

Uu Létlié bienfaisant la rive fortunée Me prépare un asile et des ombrages verts :

Là, les danses, les jeux, les suaves concerts,

Et la fraîche naïade, en ses grottes de mousse, is

S’écoulant sur des fleurs, mélancolique et douce.

Là, jamais la beauté ne pleure ses attraits :

Elle aime, elle est constante, elle ne ment jamais;

Là, tout choix est heureux, toute ardeur mutuelle,

Et tout plaisir durable, et tout serment lidèle. so

Que dis-je? on aime alors sans trouble; et les amants, Ignorant le parjure, ignorent les serments.

Venez me consoler, aimables héroïnes.

O Léthé ! fais-moi voir leurs retraites divines;

Hésiode, Op. et (lies, 93, avait rendu la même pensée d’une layon plus générale :

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Parny, Pois, érut., III, x :

Quand le feu du désir nous brûle,

Hélas ! ou vieillit dans un jour!

V. 39. C'est à la X" Églogue de Virgile qu’André emprunte le nom de Gallus, sous lequel il se plaît à chanter ses tourments et l'abandon de l’ingrate Lycoris.

V. 44. Cette poétique description semble inspirée do Tibitllc, I, in, 58 : Ipsa Venus campos ducet in Elysios.

Hic choreæ cantusque vigent;

Hic juvemun sériés teneris immixta pucllis Ludil et adsidue prælia miscet amor.

On peut relire les vers de Virgile, Enéide, VI, CIO. — Berlin, Am., 1, xni, a fort médiocrement imité Tibulle ; il est bien le poète de son Élysée, où les nymphes forment des pas divers et où l’Écho redit les plus aimables vers.

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