‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 308 sur 496 · V. 35. Tibulle, III, vi · texte numérisé non relu

V. 35. Tibulle, III, vi

llei mihi ! Difficile est imitari gaudia (atsa :

Difficile est triai fingerc mente jocum.

V. 39. [Le premier qui a employé de la sorte le mot absent fut neuf et hardi; mais on a fort abusé de cette expression. Le Brun a dit dans une ode :

La colombe des amours Par un vain songe obsédée,

Souvent expire en idée

Sous l'ongle i lisent des vautours.

Marie-Joseph Chénier a quelque part aussi cette expression. Palissot, dans la Punctadc, VII, l'imite de Stace, Theb., VI, 401, croyant l’imiter

ÉLÉGIES

Peut-être aux feux du vin que l’amour se réveille ; 4»

Sous les bosquets de Chypre, à Vénus consacrés,

Bacchus mûrit l’azur de ses pampres dorés.

J’ai peur que, pour tromper ma haine et ma vengeance.

Tous ces dieux malfaisants ne soient d’intelligence.

Du moins il m’en souvient, quand autrefois auprès 4."»

De cette ingrate aimée, en nos festins secrets,

Je portais à la hâte à ma bouche ravie La coupe demi-pleine à ses lèvres saisie.

Ce nectar, de l’amour ministre insidieux.

Bien loin de les éteindre, aiguillonnait mes feux. y)

Ma main courait saisir, de transports chatouillée,

Sa tête noblement folâtre, échevelée.

Elle riait ; et moi, malgré ses bras jaloux,

J’arrivais à sa bouche, à ses baisers si doux;

J’avais soin de reprendre, utile stratagème ! 55

Les (leurs que sur son sein j’avais mises moi-même; .

Et sur ce sein, mes doigts égarés, palpitants,

Les cherchaient, les suivaient, et les ôtaient longtemps.

de Claudien. Boisjolin, traduisant la Forêt de Windsor, a suivi les traces de Stace et de l’ope :

I.'impaticnt coursier palpite dans l'attente Sur le sol qui l'arrête, cl 1j.iI la plaine absente.

« La plaine absente! Quel intolérable jargon ! «s’écrie La Harpe. Il devait se souvenir d'Horace, Sat., II, vu, 28. On trouverait, du reste, des exemples de cette expression dans Lucain, Valér. Flaccus, Ausonc, Sidoine Apollinaire, etc. Boissoîude.)

V. 4t. Lucien, Amours, 12, dans la description de Cnide : « ’A/tniafilç ô.pntzAOi iruxvoïs xsmjpTJjvTO ^ot/sujiv • ripnvoripa -/op 'Aopoo r r, pSTCt AtOvÛïOU. »

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