‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 32 sur 496 · V. 267. « Je le veux, » je l’accorde · texte numérisé non relu

V. 267. « Je le veux, » je l’accorde

V. 271. « Tous tant que nous sommes, a Expression fréquente aans La Fontaine. Voy. Fables, I, Dédie.; VIII, v et vii; IX, i ; X, i et n ; etc. V. 275. Malherbe, p. 61 : Lui que...

Ton absolu pouvoir a fait son lieutenant.

V. 276. a Amorce, » c’est le grec oiXtxp. Euripide, Troy., 695 :

4>ilov Siaoïiia. Sé'/.cap àvSpi adjv rpôituv.

Les Grecs ont aussi l'expression avoir une amorce , Euripide, Andr., 264 ; Totdvî' iyu ao'J SéXeap.

V. 277 et suiv. C’est la pensée exprimée par Platon, dans le Gorgias (t. III, p. 169, éd. Dekker), que les tyrans, les rois, les puissants et les hommes d’Elat sont ceux qui, à cause de l'absolu pouvoir dont ils sont revêtus, commettent les actious les plus injustes et les plus impies :

A LOUIS DAVID

CT

Qui peut tout pourra trop vouloir.

Il pourra négliger, sûr du commun suffrage.

Et l’équitable humanité, SRf

Et la décence au doux langage.

L'obstacle nous fait grands. Par l’obstacle excité,

L’homme, heureux à poursuivre une pénible gloire,

Va se perdre à l’écueil de la prospérité,

Vaincu par sa propre victoire. 28»

Mais au peuple surtout sauvez l’abus amer De sa subite indépendance.

Contenez dans son lit cette orageuse mer.

* ’Aàià •/ xp, Si Kcù/ixXsis, ix r üv Swxpttvùi'i sia i xcc! oi aipiSpx novripol ytyrà/itroi âvOpunot... Xaiorèv y àp. Si Ka)Xi/Xsi(, xa! naXXoü inxirov âÇi o», (v peyxir, il-oua ix toü xStxsïv yevo/nevov otzat'ws S laStûyat; Oiiyoi Si ylyvo/rxi ai totWTOi. »

V. 279. « Négliger, » manquer à. Négliger a ici la force du latin negligere, comme dans cette phrase que Cicéron (Cat., I, 7) adresse à Catilii a : « Tu... ad negligendas loges... valuisti. »

V. 281. <r La (licence, » la bienséance, respect des autres et do soimême, que tout homme doit toujours garder dans ses paroles et dans ses actions ; c’est ce que les Grecs appelaient ro -pé-oy. Cette décence était une qualité essentielle aux yeux d’un Grec.

V. 285. Les pensées qu’il développe dans ces strophes peuvent se résumer par ces beaux vers de Pindare, Pgth., IV, 484 :

’PxSioi /xia yxp ■xoXtv asï-

axi xsti xyxvporépQiç ■ xXX’ siri yii-

pxç aZOtç laaxi S'jaasxXiç

Sri ylvtrxi, Σa7ttva;

si uè Oso; xyipiaiaai y.xiêsp-

vx-rrip yévriTXi.

Ce sont du reste les mêmes sur lesquelles il s’étend dans l'An* aux Français.

V. 286. Avis aux Français, p. 9 : a Avons-nous pensé que l’on acqué- « rail la liberté sans obstacles? Je vois dans toutes les histoires des peuples « libres leur liberté naissante attaquée de mille manières. »

V. 288. Cette comparaison de la multitude aux flots de la mer est

CSII

LE JEU DE PAUME

Par vous seuls dépouillé de ses liens de fer,

Dirigez sa bouillante enfance. 2fo

Vers les lois, le devoir, et l’ordre, et l’équité,

Guidez, hélas! sa jeune liberté.

Gardez que nul remords n’en attriste la fête.

Repoussant d’antiques aflronls.

Qu’il bri e pour jamais, dans sa noble conquête, 295

Le joug honteux qui pesait sur sa tète,

Sans le poser sur d’autres fronts.

Ah ! ne le laissez pas, dans la sanglante rage D’un ressentiment inhumain,

Souiller sa cause et votre ouvrage. 300

Ah ! ne le laissez pas, sans conseil et sans frein,

Armant, pour soutenir ses droits si légitimes,

La torche incendiaire et le fer assassin,

Venger la raison par des crimes.

Peuple! ne croyons pas que tout nous soit permis. 30s

Craignez vos courtisans avides,

0 peuple souverain ! A votre oreille admis,

Cent orateurs bourreaux se nomment vos amis.

Ils souillent des feux homicides.

Aux pieds de notre orgueil prostituant les droits, 310

familière aux poètes, comme l'a remarqué Dion Chrysostome, Or. 52, rapportant ces vers d’un poète anonyme :

A-^uo; «tfrarov xaxôv,

xai BxÀdra/i 7iâv6’ i/xo ioj ott’ âvé/tsu ptniÇsTou , x. t. X.

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