‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 356 sur 496 · LIVRE 1 1 1. — FAN N Y · texte numérisé non relu

LIVRE 1 1 1. — FAN N Y

U luit ; et jusqu’au jour, de sou trouble occupé, 20

Absente, il ose au moins lui dire :

Fanny, belle adoréç aux yeux doux et sereins,

Heureux qui n’ayant d’autre envie ljue de vous voir, vous plaire et vous donner sa vie,

Oublié de tous les humains, 20

Près d’aller rejoindre ses pères,

Vous dira, vous- pressant de ses mourantes mains :

Crois-tu qu’il soit des cœurs sincères '!

A FANNY

Mai de moins de roses, l’automne De moins de pampres se couronne,

Moins d’épis llottent en moissons.

Que sur mes lèvres, sur ma lyre,

Fanny, tes regards, ton sourire, 5

Ne font éclore de chansons.

Les secrets pensers de mon âme Sortent en paroles de flamme,

A ton nom doucement émus :

Ainsi la nacre industrieuse 10

Jette sa perle précieuse,

Honneur des sultanes d’Ormuz.

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